Un peu moins d'illustrations sur cette séquence de ma vie passée, octobre 2000 à octobre 2001, où les appareils numériques n'existaient pas encore, mais j'ai quand même pu glâner quelques clichés issus de mes innoubliables soirées avec mes amis Anglais, enfin pas tous Anglais, puisqu'en fait, à l'étranger les expat' se rapprochent. J'avais donc toute une bande d'amis venus des quatre coins de la planète : Inde, Fiji, Afrique du Sud, Grèce, et même une petite Française perdue à Notthigham.Si, je suis partie c'est un peu grâce à Karine, que je ne connaissais pas vraiement encore à l'époque, mais qui m'a chaudement recommandé Capital One et l'expérience d'un an en Angleterre au moment de mon recrutement. Elle avait sa petite frimousse sympathique sur la brochure de la société, et j'ai décidé de l'appeler au moment de prendre ma décision. Et je ne regrette pas. D'abord parce que mes 5 années chez Capital One ont été vraiment formidables, ensuite parce que mon année en Angleterre a été une expérience qui m'a enthousiasmée, et enfin last but not least parce que j'ai pu connaître Karine avec qui j'ai passé non seulement beaucoup de pauses à papoter à Nottingham, entre seules petites Frenchies, mais qui m'a invitée pour de nombreuses escapades londonniennes.
Les deux premières personnes avec qui j'ai sympathisées lors de ma visite préambule pour formation initiatique au monde si particulier de Capital One, - 4 jours à Nottingham à faire des jeux de team building et à recevoir un bienfaisant bourrage de crâne à l'américaine mais présenté avec l'humour caustique et le second degré des Anglais. Il faut dire que je ne comprenais pas grand choses aux sessions théoriques, car mon Anglais de l'époque était plutôt de l'Américain (que je dois à mes cousines d'outre-Atlantique Nat et Sophie), et je vous le dis tout net, ça n'a rien à voir, autant parler Chinois à des Japonais. Par contre pour les jeux d'équipes, on a bien rigolé. - Je disais donc que j'ai rencontré à cette occasion Janish et Mukund, qui m'ont ensuite accueilie lors de mon débarquement au pays de Robin Hood.
Puis, mon premier contact avec le monde du travail à l'Anglaise ce fut Zoe. Et là, il faut vous dire que Zoe a tout d'une Anglaise, le parler franc, hyper expansive, parle si fort qu'on l'entend arriver du train de Londre le lundi matin, à l'autre bout de l'open space (100 personnes sur le plateau du marketing), oui elle a la voix qui porte. Bref, ça a été tout de suite l'amour fou. Enfin, dans le travail je veux dire, mais bon, finalement, il y a eu aussi quelques soirées éthyliques, des week-ends à Londres, son mariage. Bref, on n'a pas fait juste bosser ensemble...
Ensuite, il y a eu Arnla. moitié Chinoise, motié Anglaise, encore un modèle typique de la société britanique, avec ses copains fumeurs de joins, sa passion pour le VTT en montagne avec une bande de 20 cinglés (pas une seule fille sauf elle). Je tien à citer Arnla pour son éducation à l'Anglaise, c'est la première à m'avoir invitée au pub un vendredi soir, alors que je ne connaissais encore personne et que je créchais dans mon luxueux corporate flat, dans le Park, le quartier hypra résidentiel de Nottingham avec ses maisons victoriennes et sa barrière à l'entrée, ses grands arbres et ses pelouses avec parreterres bien arrosés. C'est aussi Arnla qui m'a mise en contact avec Jennie, ma flat mate, alors que je me galérais pour trouver un appart' pas trop sordide, avec moins de 5 colloques étudiants qui ne font jamais la vaisselle et vivent dans un capharnaum permanent.

De là, Jennie, alors là si, la parfaite petite Anglaise. Toujours souriante, polie, pas un mot plus haut que l'autre, toujours le brushing impeccable et les ongles faits. 3 lessives de noir par semaine, repeint son appart' tous les 6 mois en fonction de la nouvelle mode (et pour cela regarde toute les semaine l'émission de déco d'intérieur où l'on vient tout refaire chez vous), petites sessions de jardinage le week-end, les 5 cups of tea par jour (refus catégorique de me laisser lui préparer son thé après 4 ou 5 tentatives de ma part plus humiliantes les unes que les autres), le choix entre jacket potatoe et chicken curry pour le dîner, il ne manquait plus qu'un chat !

Et la p'tite dernière, très fidèle, et toujours prête à faire la fête, ma compagne de pubs, de soirées endiablées, Abigail, c'est d'ailleurs elle avec la perruque (euh, oui, et moi à côté). Oui, les Anglais adorent se déguiser. Et pour son anniversaire, le thème était 70s, on avait retapissé toute la maison et bien sûr tout le monde était sur son 31.

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